Une histoire militante

Soumis par antoine le jeu 03/01/2008 - 10:36

Au pied du lit de mes parents, je leur murmurais « c’est bien ou ce n’est pas bien ? ». Pour la première fois, mes parents ne savaient pas répondre à une question politique. L’URSS venait de s’écrouler. Beaucoup de certitudes et de repères se sont effondrées pour des milliers de militants dans le monde entier. Quelques années plus tard, la lutte des classes, qui n’attend heureusement pas que les individus se réveillent d’eux-mêmes pour les sortir de leur sommeil, nous sortaient tous de notre torpeur et nous proposait de construire à notre tour une partie de l’Histoire.

J’ai eu la chance de vivre un cycle dans la jeunesse. Un cycle qui commence à la fin de la « fin de l’histoire », en 1994, et qui tente de se terminer avec une victoire sérieuse sur Chirac et son CPE. Un cycle qui dure autant que Chirac à la présidence, premières expériences de luttes de la génération qui n’avait connu que Mitterrand, que la stabilité, l’atonie, l’inaction. Nous sommes rentrés dans l’action et ne l’avons pas abandonné, du moins pour l’instant.

Des premières armes, au collège et au lycée, de la redécouverte de la politique, des élections de délégués aux coordinations nationales sur le CPE et à la dangereuse proximité à la direction de l’Unef, un parcours parsemé de multiples figures, individus, qui marquent et construisent des expériences sans prix.